Aux Pays-Bas, une nouvelle loi est entrée en vigueur pour interdire les vêtements couvrant le visage, y compris le niqab et la burqa, dans les écoles, les hôpitaux et les transports publics.

La loi interdirait les vêtements portés par les femmes musulmanes, ce qui les obligerait à enlever leurs masques faciaux dans les édifices gouvernementaux et dans les établissements d’enseignement et de santé.

Cependant, l’interdiction pourrait s’avérer inapplicable car les sociétés de transport et les hôpitaux ont signalé que ce n’était pas leur priorité d’appliquer la nouvelle loi.


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Selon les officiers, les autorités veulent éviter que les femmes voilées ne soient dissuadées de se rendre dans un poste de police.

Les hôpitaux, quant à eux, ont annoncé qu’ils ne ferait aucune différence selon la tenue vestimentaire des gens

Le Pays-Bas est le dernier pays d’Europe à avoir introduit une telle interdiction, après le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne, la France et la Belgique.

Des groupes de défense des droits et des musulmans ont exprimé leur opposition à la loi. Un parti politique islamique de Rotterdam a également déclaré qu’il paiera les amendes pour les personnes prises en flagrant délit de violation


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Aucune amende n’a été infligée à qui que ce soit en vertu de la nouvelle loi. La fédération nationale des hôpitaux universitaires a déclaré que l’application de la loi relève des procureurs et de la police.

« Nous n’avons connaissance d’aucun cas où le port de vêtements couvrant le visage ou d’une interdiction éventuelle a entraîné des problèmes », a-t-il ajouté.

Le chef de l’organisation des sociétés de transport public a également déclaré que les conducteurs de train et les conducteurs de bus n’ont pas le pouvoir d’appliquer la loi.


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Un porte-parole du réseau de transport RET, Petro Peters, a déclaré que la loi était inapplicable.

« La police nous a dit que l’interdiction n’était pas une priorité et qu’elle ne serait donc pas en mesure de répondre dans les 30 minutes habituelles, voire pas du tout », a-t-il déclaré au Guardian.

« Cela signifie que si une personne portant une burqa ou un niqab est mise au défi d’utiliser un service, notre personnel n’aura pas le soutien de la police pour décider de ce qu’elle doit faire. Ce n’est pas aux travailleurs du transport d’imposer la loi et d’imposer des amendes. »

Le gouvernement a insisté sur le fait que son interdiction ne vise aucune religion. Ils ont également noté que les gens sont libres de s’habiller comme bon leur semble.

« Cette liberté est limitée aux endroits où la communication est vitale pour un service de qualité ou pour la sécurité de la société », explique le site du gouvernement.