Selon ces derniers, plusieurs facteurs expliquent cette prolongation de la durée de l’adolescence, y compris: l’apparition de la puberté physiologique, l’apparition des dents de sagesse et d’autres raisons sociales, comme le mariage,  l’âge de l’achèvement de l’éducation et la parentalité.

Les chercheurs en sont également convaincus que la fin de l’adolescence, s’établit au cours de la vingtaine et ils ont affirmé, dans une étude récente, paru dans la revue médicale The Lancet que:

« Plutôt qu’entre 10 et 19 ans, une fourchette entre 10 et 24 ans semble mieux correspondre à la croissance des adolescents et à la vision que la population a de cette phase de la vie »

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L’ENTRÉE RETARDÉE DANS L’ÂGE ADULTE

Ces chercheurs, ont également affirmé que l’allongement de la durée de l’adolescence évoque, en parallèle une entrée plutôt retardée dans l’âge adulte. Notamment à cause de la longue durée des études et des formations supérieures, du recul de l’âge du mariage ou de la parentalité.

« Définir les limites d’une période de la vie se fait toujours de manière arbitraire », estime Susan Sawyer, auteur principal de l’étude, mais « notre définition actuelle (de l’adolescence) est particulièrement limitée ».

Selon les auteurs de cette étude, cette définition des limites de la période d’adolescence, serait essentielle pour une élaboration plus appropriée des lois et des politiques sociales.
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UN RISQUE « D’INFANTILISATION »

la sociologue britannique Jan Macvarish, affirme et explique aux BBC que, les jeunes de nos jours, sont bien plus formés par les attentes de la société à leur encontre que par leur évolution biologique.

« rien d’infantilisant à passer son début de vingtaines à étudier ou découvrir le monde du travail » estime la sociologue, « la société devrait continuer à attendre le plus possible de la génération future », affirme-t-elle.

Cependant, Russell Viner, le représentant des pédiatres du Royaume-Uni, estime que revoir la définition des limites de la durée d’adolescence permettra de « responsabiliser les jeunes en reconnaissant leurs différences »,

« tant que nous reconnaissons leurs atouts et leur potentiel de développement, plutôt que de se focaliser sur les problèmes de l’adolescence » affirme t-il.